Rechercher
DEMARCHES
Acheter neuf
Acheter d’occasion
Louer
Passer son permis
PRATIQUE
Réparer
Entretenir
Tuning
INFOS
Paysage automobile
Sécurité routière
Être en règle
Comment ça marche
Environnement
2 ROUES
Présentation
Le vélo
Motos et scooters
Attention à la sécurité
Le permis moto
 

Accueil > Infos > Sécurité routière > Les dangers du paka
Les dangers du paka

Pour nous en convaincre, il suffit de rappeler les effets du paka sur l’organisme et de chercher à comprendre les risques que ces effets peuvent faire encourir au consommateur qui aurait l’imprudence de prendre ensuite le volant.

 

Effets et risques encourus

 

Le premier et le plus banal des effets de la consommation du paka est une modification de la perception de vitesse. En effet, après consommation de ce stupéfiant à principes hallucinogènes, la vitesse est perçue comme deux fois plus rapide que réellement, ce qui fait conduire le consommateur plus lentement que la moyenne. Mais si de faibles doses (1 à 2 joints) incitent à lever le pied pour adopter une conduite au ralenti, une plus forte dose (3 à 4 joints) conduirait à des « ivresses cannabiques » durant lesquelles le sujet serait victime d’une réduction du champs visuel, de distorsions sensorielles et d’une désaffection par rapport à son environnement (perte de tout sentiment de peur ou de culpabilité face à un danger). Quelle que soit la dose, la consommation s’accompagne toujours d’une diminution des réflexes ainsi que de difficultés à repérer les feux rouges. Une concentration plus importante est donc nécessaire, mais la griserie liée à la consommation du paka entraîne une perte de vigilance qui rend cette concentration difficile.

 

Des risques apparaissent également au niveau psychologique, voire psychiatrique. Après consommation, le conducteur peut être sujet à des angoisses aiguës sur la route (panique, sueurs, crainte irraisonnée d’un accident) voire même, dans certains cas assez graves, être victime de comportements psychiatriques aigus (violence et impulsivité démesurées) en réaction à des situations de stress ou de douleur intense.

 

Du reste, le produit considéré comme le plus dangereux au volant est l’association de l’alcool avec le cannabis qui provoque un profond assoupissement, rendant la conduite plus dangereuse que jamais.

 

Pour le Dr Hervé Touitou, spécialiste des Toxicomanies à l’Hôpital Jean Verdier de Bondy en métropole, les effets du paka dépendent de nombreux paramètres. « Selon qu’il s’agit d’un fumeur occasionnel ou non, selon la qualité et quantité du produit fumé et selon la variabilité personnelle très forte, il est impossible d’associer une dose à un effet précis » souligne-t-il. Malgré cela, le paka entraîne la plupart du temps des troubles de la coordination et retarde les réflexes.

 

L’impact psychologique du mode de consommation

Les risques liés à l’usage du paka varient également selon le mode de consommation de l’usager, qu’il soit régulier ou occasionnel.

 

Ceux dont la consommation a évolué en fonction de la quantité prise, ainsi que de l’intérêt qu’ils y portent, distinguent généralement deux périodes :

  • la période de consommation intensive, durant laquelle ils ignoraient tout bonnement les risques encourus durant la conduite sous l’influence du paka.
  • et la période d’une moindre consommation, qu’elle soit régulière ou occasionnelle, durant laquelle est né un certain soucis d’anticipation de « l’après consommation », un certain soucis de vigilance vis à vis des troubles entraînés par l’usage du produit.

 

Que la consommation soit intensive ou modérée, les risques lors de la conduite restent les mêmes ; ce qui change c’est souvent la mentalité du consommateur, la conscience qu’il a des risques encourus contribue à le rendre plus prudent et moins dangereux, autant pour lui-même que pour les autres usagés de la route.

 

Conséquences pénales et juridiques

L’usage de drogues au volant n’est, à proprement parler, pas un délit en tant que tel, car il n’existe aucune législation particulière sur le territoire qui s’y réfère. Par contre, l’usage de drogue tout court est quant à lui un délit pour lequel on peut être poursuivi.

 

D’après l’article L. 628 du Code de la Santé Publique (principale référence en matière de consommation de stupéfiants, l’usage de drogue peut entrainer jusqu’à un an d’emprisonnement et/ou 500 000 FCFP d’amende.

 

En l’absence de tests semblables aux éthylomètres, les consommateurs ne croient pas que les forces de l’ordre soient capables de détecter leur consommation, et se sentent de ce fait relativement protégés.

 

Sachez néanmoins qu’en cas de doute les officiers de police sont autorisés à faire des tests d’urine qui, s’ils s’avèrent positifs, peuvent être suivi d’une prise de sang.

 

En effet, si les résidus de THC (substance hallucinogène du paka) peuvent rester plusieurs semaines voire plusieurs mois dans l’urine, ils ne restent que quelques heures dans le sang, une analyse sanguine peut donc confirmer ou infirmer un usage récent du produit. Ces tests étant néanmoins très chers, ils ne seront pratiqués que si la personne est impliquée dans un accident grave, voire mortel.

 

 


<< Page précédente
© 2000-2012 OPT/DG/CMC en partenariat avec les Editions Créaprint| Mentions légales | Espace publicitaire | Contact